Le crime comme fait social
Étude sur la responsabilité individuelle

Auteur : Henri Joly
Préface de Tony Ferri
Parution : début du second semestre 2026
Publié pour la première fois en 1888, Le Crime. Étude sociale d’Henri Joly est l’un des textes fondateurs de la criminologie française. Longtemps resté confidentiel, cet ouvrage majeur est aujourd’hui redécouvert pour la modernité de son approche et la finesse de son analyse des rapports entre crime, société et responsabilité individuelle.
À rebours des théories déterministes dominantes de la fin du XIXᵉ siècle, Joly propose une lecture du crime comme fait social, sans jamais dissoudre l’individu dans les seules contraintes de son milieu. Refusant aussi bien la naturalisation biologique du criminel que le moralisme abstrait, il élabore une réflexion originale sur la responsabilité pénale, conçue comme une construction sociale, morale et juridique, située au croisement de l’acte, de l’auteur et du contexte social.
Cette réédition, sous le titre Le Crime comme fait social : étude sur la responsabilité individuelle, vise à rendre pleinement lisible l’enjeu central de l’ouvrage : comment penser la responsabilité humaine dans une société marquée par les inégalités, sans renoncer ni à l’exigence de justice ni à la compréhension des déterminations sociales du crime. Par la rigueur de son raisonnement et la prudence de ses conclusions, Henri Joly anticipe des débats qui traversent encore aujourd’hui la criminologie, le droit pénal et les sciences sociales.
La préface inédite de Tony Ferri, philosophe pénal et criminologue, replace le texte dans son contexte intellectuel tout en soulignant sa portée contemporaine. Elle met en relief l’actualité des analyses de Joly face aux débats actuels sur la dangerosité, l’individualisation de la peine, la responsabilité atténuée ou encore la tentation de fonder la décision pénale sur des logiques prédictives. Ce dialogue entre une œuvre classique et les enjeux pénaux contemporains confère à cette republication toute sa pertinence.
Destiné aux chercheurs, aux étudiants, aux juristes, aux professionnels de la justice et du travail social, mais aussi à tout lecteur intéressé par les fondements intellectuels de la pensée pénale, cet ouvrage rappelle que penser le crime, c’est toujours interroger la manière dont une société juge, sanctionne et se représente elle-même.
